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Analyser

Lire ses coûts : la vue d'ensemble, les tableaux de bord, les budgets, l'étiquetage et les exports.

Dernière mise à jour : 1 novembre 2026

Suivre ses coûts au quotidien

Le cloud se facture à l'usage : une ressource oubliée, un environnement de test resté allumé ou une montée en charge imprévue se voient sur la facture, un mois plus tard. Suivre ses coûts en continu, c'est voir la dérive pendant qu'il est encore temps d'agir.

Vue d'ensemble : les indicateurs du mois, la dépense des 12 derniers mois et les répartitions.

Vue d'ensemble : les indicateurs du mois, la dépense des 12 derniers mois et les répartitions.
Vue d'ensemble : les indicateurs du mois, la dépense des 12 derniers mois et les répartitions.

FinOps Move2Cloud lit vos coûts à chaque synchronisation, une fois par jour par défaut, et vous montre :

  • la dépense du mois à ce jour et la prévision de fin de mois, comparées au mois précédent ;
  • douze mois d'historique, et le relevé de la dépense jour par jour, à télécharger en CSV ;
  • la répartition par fournisseur, par type de ressource, par région et par projet ou app ;
  • les économies à aller chercher, chiffrées quand la donnée le permet.

Toutes ces vues s'exportent en PDF ou en CSV, pour la comptabilité ou un comité.

Comprendre vos chiffres

L'outil affiche trois sortes de chiffres, qui ne viennent pas du même endroit : les dépenses constatées, lues chez vos fournisseurs ; les prévisions de fin de mois ; les économies possibles, estimées. Le détail de chaque fournisseur est dans Ce que suit chaque fournisseur.

Dépenses constatées

Ce que vos fournisseurs facturent, tel qu'ils le donnent, hors taxes, sur douze mois : le mois en cours jusqu'à la dernière synchronisation, puis les onze mois précédents. Une seule exception : Scalingo ne publie pas la consommation du mois en cours, qui est estimée au prix catalogue de ce qui tourne ; ses mois clos viennent de ses factures, et un mois tout juste clos garde l'estimation jusqu'à l'arrivée de sa facture.

  • Crédits et remises : AWS est lu sans ses crédits ni remboursements ; Google Cloud, crédits déduits ; Azure, au coût réel de votre contrat ; Scalingo, mois clos, avec une ligne « Remises et ajustements » qui fait coïncider le total avec la facture.
  • Devises : les montants facturés en dollars (AWS, et Azure, Google Cloud ou Scaleway quand votre compte est facturé en dollars) sont convertis en euros au taux de référence du jour de la Banque centrale européenne. À chaque synchronisation, les mois relus sont reconvertis à ce même taux ; le taux et sa date sont rappelés sous le graphique de la vue d'ensemble.
  • Un même projet visible depuis deux connexions n'est compté qu'une fois, par la première qui l'a suivi.

Prévisions

La prévision de fin de mois vient du fournisseur quand il en publie une : OVHcloud, AWS (Cost Explorer) et Azure (Cost Management). Pour Scalingo, l'outil prolonge jusqu'à la fin du mois le prix de ce qui tourne. Pour Scaleway et Google Cloud, qui n'en publient pas, et pour AWS ou Azure quand ils la refusent (un compte trop récent, par exemple), il prolonge la dépense du mois à son rythme actuel. Une prévision n'est jamais affichée sous la dépense déjà constatée, et un mois clos n'en a pas.

Économies estimées

Les économies affichées sont des estimations, à vérifier avant d'agir : l'outil ne modifie rien chez vos fournisseurs.

  • Les règles de l'outil : par exemple, un environnement hors production allumé en continu pourrait s'éteindre en dehors des heures ouvrées (du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, heure de Paris, soit 50 heures sur 168) : l'économie estimée est d'environ 70 % de son coût mensuel, et n'est proposée qu'au-delà de 10 € par mois.
  • Les conseils du fournisseur, quand il en publie : chez AWS, ceux de Cost Optimization Hub, avec l'économie qu'AWS estime.
  • Les engagements : l'économie est chiffrée avec la remise que vous avez indiquée pour OVHcloud, sinon avec un taux de référence (OVHcloud : 15 % sur 12 mois, 30 % sur 36 mois ; AWS : Savings Plans 30 % sur un an, 50 % sur trois ans, instances réservées 35 % et 55 %).
  • Jamais compté deux fois : dans un projet invité à s'éteindre hors des heures ouvrées, les autres conseils sur les mêmes machines (redimensionnement, arrêt, engagement) sont une autre façon d'économiser ; les totaux ne comptent que la plus forte des deux.
  • Les pistes de l'IA sont signalées comme telles et n'entrent dans aucun total.

Fraîcheur des données

Les chiffres datent de la dernière synchronisation (une fois par jour par défaut, selon la formule). Les fournisseurs complètent souvent leurs montants avec un peu de retard : AWS indique les coûts du jour en cours partiellement, et plusieurs de ses services n'apparaissent qu'en cours de mois ; OVHcloud et Scaleway ajustent encore le mois précédent, que l'outil relit à chaque synchronisation ; l'export de Google Cloud reçoit ses premières lignes quelques heures après son activation.

Un exemple, de la facture au tableau de bord

Un compte AWS, le 10 du mois. Cost Explorer donne 300 $ de coût d'usage depuis le 1er, et la facture d'AWS y ajoutera 60 $ de taxes et retirera 40 $ de crédits. L'outil prend les 300 $ d'usage, sans taxes ni crédits, et les convertit au taux BCE du jour, par exemple 1 $ = 0,92 € : 276 €. AWS prévoit 650 $ de plus d'ici la fin du mois : la prévision affichée est de (300 + 650) × 0,92 = 874 €. Cost Optimization Hub conseille de redimensionner une instance, pour 50 $ par mois : la recommandation affiche 46 €. L'écart avec la facture d'AWS vient des taxes, des crédits et du taux de change, jamais d'un oubli.

L'intérêt des tableaux de bord

Chacun ne regarde pas les mêmes chiffres : la direction veut la tendance et les économies, une équipe produit le coût de ses applications, la finance l'écart au budget. Un tableau de bord donne à chacun la vue qui le concerne, sans le noyer dans le reste.

Un tableau de bord ouvert : ses indicateurs, ses graphiques et ses listes, sur son périmètre.

Un tableau de bord ouvert : ses indicateurs, ses graphiques et ses listes, sur son périmètre.
Un tableau de bord ouvert : ses indicateurs, ses graphiques et ses listes, sur son périmètre.

Dans FinOps Move2Cloud, un tableau de bord se compose de blocs (dépense, prévision, répartitions, recommandations, budgets, alertes) sur un périmètre choisi : un fournisseur, un compte cloud, un environnement, des projets. Il se crée depuis un modèle, depuis une phrase que l'IA met en forme, ou à partir d'une page vide.

Il reste privé tant que son auteur ne le partage pas, puis se partage avec des personnes choisies ou toute l'équipe, ou par un lien public valable 24 heures. Il devient ainsi le support naturel d'un comité FinOps ou d'une revue de direction.

Pourquoi des budgets et des alertes

Un budget n'a de valeur que s'il prévient avant la facture. C'est le rôle des alertes : signaler une dérive tant qu'il est encore temps de la corriger.

Budgets : le budget global, la consommation et la prévision, puis chaque périmètre avec son budget et son état.

Budgets : le budget global, la consommation et la prévision, puis chaque périmètre avec son budget et son état.
Budgets : le budget global, la consommation et la prévision, puis chaque périmètre avec son budget et son état.

Dans FinOps Move2Cloud, vous fixez un budget global, un budget par fournisseur cloud (tous ses projets et apps) et un budget par projet ou app, avec un seuil d'alerte. Un e-mail part :

  • quand la dépense atteint le seuil choisi ;
  • quand la prévision de fin de mois annonce un dépassement, avant qu'il ait lieu ;
  • quand le budget est dépassé.

Chaque alerte part une fois par mois et par budget, pour informer sans lasser. Les destinataires se choisissent par organisation, et un récapitulatif hebdomadaire peut être envoyé à l'équipe.

Étiquetage et répartition des coûts

Répartir les coûts, c'est pouvoir dire à qui revient chaque euro : à quel produit, quelle équipe, quel environnement, quel client. C'est la condition d'une refacturation interne juste et d'une responsabilité partagée.

Les bonnes pratiques d'étiquetage (tagging) :

  • un petit nombre de clés, toujours les mêmes : environnement, application, équipe, centre de coût ;
  • des valeurs écrites de la même façon partout (prod, preprod, recette…), décidées une fois et documentées ;
  • des étiquettes posées dès la création des ressources, par l'outillage de déploiement plutôt qu'à la main ;
  • un suivi régulier de la part des dépenses qui échappe à la répartition.

FinOps Move2Cloud répartit vos coûts selon la structure que facturent vos fournisseurs : projets Public Cloud chez OVHcloud, apps chez Scalingo, projets chez Scaleway et Google Cloud, comptes chez AWS, souscriptions chez Azure. L'environnement de chaque projet (production, hors production) est déduit de son nom, et se corrige à la main. Les étiquettes posées sur les ressources ne sont pas lues à ce jour : une découpe claire en projets et une convention de nommage cohérente donnent déjà une répartition fiable, et les tableaux de bord se filtrent sur le nom des projets.