Gouverner

Attribuer et piloter ses coûts : l'allocation, les coûts unitaires, les politiques de gouvernance, la maturité FinOps et les relevés Showback.

Dernière mise à jour : 3 novembre 2026

Allocation des coûts

L’allocation des coûts attribue les dépenses cloud de votre organisation à ceux qui les engagent : équipes, applications, produits, projets, environnements, centres de coûts ou responsables. Elle répond à la question « qui dépense quoi ? » sans jamais modifier les dépenses brutes lues chez vos fournisseurs : elle les répartit, une fois, et dit ce qui reste à attribuer.

Allocation des coûts d'octobre 2026 : 42 000 € éligibles, 38 640,20 € alloués, 3 359,80 € non alloués, 92 % de couverture, répartition par équipe.

Allocation des coûts d'octobre 2026 : 42 000 € éligibles, 38 640,20 € alloués, 3 359,80 € non alloués, 92 % de couverture, répartition par équipe.
Allocation des coûts d'octobre 2026 : 42 000 € éligibles, 38 640,20 € alloués, 3 359,80 € non alloués, 92 % de couverture, répartition par équipe.

Formules : l’allocation de base (règles directes, sur la dimension Équipes, sans coût partagé) vient avec Standard ; l’allocation avancée (clés fixes, métriques, coûts partagés, toutes les dimensions) avec Pro et Entreprise. Starter n’a pas d’allocation. L’allocation s’applique dès qu’une version de ses règles est publiée.

Règles d’attribution

Une règle choisit des coûts par des conditions — fournisseur, compte, sous-compte, projet, service, ressource, tag, label, région ou environnement — et les attribue à un ou plusieurs bénéficiaires d’une même dimension (les équipes, les applications, les centres de coûts…). Toutes les conditions doivent correspondre ; une information absente de la source n’est jamais devinée.

  • Attribution directe : tout le coût va à un bénéficiaire. C’est la règle de l’allocation de base.
  • Pourcentages fixes : une clé de répartition, par exemple 40 %, 25 %, 15 % et 20 %, qui totalise toujours 100 % (Pro et Entreprise).
  • Répartition selon une métrique : au prorata d’une mesure de la période, comme les heures CPU d’un cluster, avec sa source (Pro et Entreprise).
  • Allocation manuelle, toujours accompagnée d’une justification (Pro et Entreprise).

Chaque règle a une priorité : la plus petite l’emporte. Si deux règles de même priorité visent le même coût, il reste non alloué, avec cette cause. Chaque ligne de coût n’est attribuée qu’une fois, éventuellement répartie entre plusieurs bénéficiaires de la même dimension. Les responsables financier et technique d’une équipe ou d’une application se choisissent parmi les membres de l’organisation.

Onglet Règles : règles directes, au prorata d'une métrique et à clé fixe, avec leur priorité, leurs bénéficiaires et une proposition en brouillon.

Onglet Règles : règles directes, au prorata d'une métrique et à clé fixe, avec leur priorité, leurs bénéficiaires et une proposition en brouillon.
Onglet Règles : règles directes, au prorata d'une métrique et à clé fixe, avec leur priorité, leurs bénéficiaires et une proposition en brouillon.

Coûts partagés et coûts non alloués

Un coût partagé — services communs, sauvegardes, cluster Kubernetes — se répartit par une clé fixe ou au prorata d’une métrique. Pour un service commun de 3 000 € réparti à 50 %, 30 % et 20 %, chaque bénéficiaire reçoit 1 500 €, 900 € et 600 € ; les arrondis conservent toujours le montant source.

Onglet Coûts partagés : services partagés à clé fixe 40/25/15/20 et Kubernetes au prorata des heures CPU.

Onglet Coûts partagés : services partagés à clé fixe 40/25/15/20 et Kubernetes au prorata des heures CPU.
Onglet Coûts partagés : services partagés à clé fixe 40/25/15/20 et Kubernetes au prorata des heures CPU.

Ce qu’aucune règle n’attribue reste non alloué, et visible : son montant et sa part, sa cause (aucune règle, conflit de priorité, métrique sans mesure, devise non établie), le fournisseur, le compte, l’évolution et la ressource quand elle est connue. Pour chaque devise, alloués + non alloués = coûts éligibles : le total ne change jamais.

Onglet Non alloués : bacs à sable et application sans responsable, avec la cause et le montant.

Onglet Non alloués : bacs à sable et application sans responsable, avec la cause et le montant.
Onglet Non alloués : bacs à sable et application sans responsable, avec la cause et le montant.

Simuler, puis publier

Une version des règles se simule d’abord pour un mois : vous voyez les montants attribués, les non alloués, les conflits et l’écart avec la publication précédente, sans rien changer. La publication, confirmée explicitement, vaut pour toute l’organisation et pour ce mois ; l’historique garde chaque version, simulation, publication et correction avec son auteur et sa date. Si un fournisseur corrige ses coûts après coup, la console signale qu’un recalcul est nécessaire et garde les résultats publiés jusqu’à la nouvelle publication. Les analyses, budgets, recommandations et le Savings Tracker montrent l’attribution publiée.

Exemple

Dans l’organisation fictive NovaRetail Cloud, octobre 2026 compte 42 000 € de coûts éligibles sur six fournisseurs. Trois règles directes attribuent les projets de chaque équipe ; les services partagés sont répartis à clé fixe 40/25/15/20 entre E-commerce, Data & IA, Back-office et Plateforme, et le cluster Kubernetes de la vitrine au prorata des heures CPU (70 % E-commerce, 30 % Data & IA). Résultat publié : 14 662,74 € pour E-commerce, 12 502,43 € pour Data & IA, 10 775,02 € pour le Back-office et 700,01 € pour Plateforme, soit 38 640,20 €. Restent 3 359,80 € non alloués — des bacs à sable et une application de promotion sans responsable : la couverture est de 92 %.

Limites

  • Les devises restent séparées et ne sont jamais converties implicitement ; des coûts en devise non établie restent non alloués.
  • Une métrique sans mesure exploitable pour le mois laisse ses coûts non alloués plutôt que de les répartir au hasard.
  • L’allocation travaille sur les coûts mensuels lus chez les fournisseurs : elle ne crée ni facture ni écriture comptable.
  • Un mois qui compte beaucoup de lignes de coûts est calculé en arrière-plan ; la simulation s’ouvre dès qu’elle est prête.

Questions fréquentes

  • Qui configure l’allocation ? Le propriétaire et les administrateurs créent les règles, simulent et publient. Tous les membres qui lisent les coûts consultent et exportent les allocations, en CSV avec leur référence de publication.
  • Une règle peut-elle partager un coût entre plusieurs équipes ? Oui, avec Pro et Entreprise : clé fixe, métrique ou répartition manuelle justifiée. Avec Standard, une règle attribue directement un coût à une équipe.
  • Désactiver une règle change-t-il le passé ? Non : les résultats déjà publiés restent tels quels, et chaque version reste dans l’historique.
  • Que se passe-t-il si un fournisseur corrige sa facture ? La console demande un recalcul ; les résultats publiés restent en place jusqu’à la publication suivante.

Dans la console : Allocation des coûts, connexion requise. Le guide de la console détaille la création des dimensions, des entités et des règles, puis la publication.

Coûts unitaires

Les coûts unitaires rapportent la dépense cloud à l’activité qu’elle sert : un coût par client actif, par transaction, par commande, par utilisateur ou par millier d’appels API. Ils disent si le cloud coûte plus parce que l’activité grandit, ou parce que chaque unité coûte plus cher à servir.

Coûts unitaires : coût par 1 000 appels API d'octobre, volume, dépense attribuée et écart à l'objectif.

Coûts unitaires : coût par 1 000 appels API d'octobre, volume, dépense attribuée et écart à l'objectif.
Coûts unitaires : coût par 1 000 appels API d'octobre, volume, dépense attribuée et écart à l'objectif.

Formules : avec Pro, deux indicateurs dont les volumes se saisissent à la main, sans objectif ; avec Entreprise, autant d’indicateurs que nécessaire, l’import CSV des volumes, les objectifs et leurs alertes. Le module est désactivé par défaut : le propriétaire ou un administrateur l’active pour son organisation.

Le calcul

Coût unitaire = dépense attribuée ÷ volume de la même période, un mois civil. La dépense vient d’une allocation publiée, pour les bénéficiaires choisis (une équipe, une application, un produit) ; le volume est une métrique métier que vous fournissez, avec sa provenance. Chaque indicateur garde son unité, sa devise, son périmètre et ses versions.

  • Sans allocation publiée, le coût est indisponible, jamais nul.
  • Un volume absent reste absent ; un volume de zéro est une activité mesurée nulle, pour laquelle le ratio n’est pas défini.
  • Les coûts non alloués ne sont pas ajoutés, les devises ne s’additionnent pas et aucun taux de change n’est appliqué implicitement.

Métriques métier et volumes

Un indicateur se définit par son nom, son unité, sa devise, sa base économique, son responsable et la source de ses volumes : saisie manuelle, ou import CSV avec Entreprise. Toutes les lignes d’un import sont vérifiées avant d’être enregistrées, et une collecte incomplète reste signalée. Corriger un volume crée une nouvelle observation sans effacer l’ancienne ; changer la définition crée une nouvelle version.

Onglet Indicateurs : coût par client actif, par commande et par 1 000 appels API, qualifiés.

Onglet Indicateurs : coût par client actif, par commande et par 1 000 appels API, qualifiés.
Onglet Indicateurs : coût par client actif, par commande et par 1 000 appels API, qualifiés.

Objectifs et évolution

Avec Entreprise, un indicateur reçoit un objectif, un seuil de coût unitaire ou un pourcentage de dégradation, mois par mois ; franchi, il prévient par le centre de notifications. L’évolution se lit d’un mois civil au suivant, à version, unité, devise, base et périmètre identiques : deux séries incompatibles ne se comparent pas.

Onglet Objectifs : objectifs et seuils d'alerte par indicateur et par mois.

Onglet Objectifs : objectifs et seuils d'alerte par indicateur et par mois.
Onglet Objectifs : objectifs et seuils d'alerte par indicateur et par mois.

Un résultat reste provisoire tant qu’une revue financière ne l’a pas rapproché d’une facture ou d’un export de référence ; les résultats provisoires ou incomplets ne déclenchent pas d’alerte. Cette revue vaut pour une publication d’allocation et n’est pas une certification du fournisseur.

Exemple

Dans l’organisation fictive NovaRetail Cloud, l’équipe Plateforme suit le coût de son API publique. En octobre 2026, l’allocation publiée lui attribue 700,01 € pour 4 420 milliers d’appels : 700,01 € ÷ 4 420 ≈ 0,16 € par millier d’appels, au-dessus de l’objectif de 0,15 € mais sous le seuil d’alerte de 0,18 €. Le coût par commande de l’équipe E-commerce, lui, n’a pas de valeur en juillet : le volume du mois n’a pas été fourni, le coût est indisponible et non nul.

Limites

  • Les volumes métier ne sont pas collectés automatiquement : ils sont saisis ou importés, avec leur provenance.
  • Les coûts agrégés lus chez les fournisseurs ne permettent pas toujours une analyse ressource par ressource ; un nom de service n’est jamais pris pour un identifiant de ressource.
  • Une comparaison demande deux mois consécutifs et la même définition ; un changement de périmètre ouvre une nouvelle série.

Questions fréquentes

  • Faut-il l’allocation pour calculer un coût unitaire ? Oui : le numérateur est la dépense qu’une allocation publiée attribue au périmètre de l’indicateur.
  • D’où viennent les volumes ? De vos outils métier : vous les saisissez, ou les importez en CSV avec Entreprise. L’outil ne se connecte pas à vos applications.
  • Pourquoi un résultat est-il « provisoire » ? Parce qu’aucune revue financière ne l’a encore rapproché d’une facture ou d’un export ; il s’affiche, mais ne déclenche pas d’alerte.

Dans la console : Coûts unitaires, connexion requise. Le guide de la console détaille la création des sources et des indicateurs, l’import CSV, le calcul et la revue.

Gouvernance FinOps

La gouvernance FinOps transforme vos bonnes pratiques en contrôles suivis : des politiques lisent les données que FinOps suit déjà — budgets, recommandations, anomalies, allocations, économies — et signalent les écarts, chacun avec un responsable et une échéance. Une politique ne modifie jamais votre infrastructure cloud.

Gouvernance FinOps : conformité observée, couverture des contrôles, politiques et écarts du mois.

Gouvernance FinOps : conformité observée, couverture des contrôles, politiques et écarts du mois.
Gouvernance FinOps : conformité observée, couverture des contrôles, politiques et écarts du mois.

Formules : la gouvernance FinOps vient avec Pro (les politiques prédéfinies, leurs écarts et leur traitement) ; les exemptions et les responsabilités viennent avec Entreprise. Le module est désactivé par défaut : le propriétaire ou un administrateur l’active pour son organisation.

Politiques et contrôles

Six contrôles sont proposés, chacun sur un périmètre (l’organisation, un fournisseur ou un projet), avec un responsable et une fréquence d’évaluation :

  • chaque budget a un responsable ;
  • les recommandations importantes, au-delà d’un montant, sont affectées ;
  • les anomalies importantes sont examinées ;
  • les tags requis sont présents ;
  • les coûts non alloués restent sous un seuil ;
  • les économies annoncées sont vérifiées.

Les seuils ont une devise explicite. Modifier une politique crée une nouvelle version, sans réécrire les résultats passés : chaque évaluation garde sa version, ses données et sa méthode.

Onglet Politiques : six politiques versionnées avec leur responsable, leur fréquence et leur dernier résultat.

Onglet Politiques : six politiques versionnées avec leur responsable, leur fréquence et leur dernier résultat.
Onglet Politiques : six politiques versionnées avec leur responsable, leur fréquence et leur dernier résultat.

Écarts, responsables et suivi

Chaque évaluation donne un état : Conforme, Non conforme, Non évaluable ou Exempté. Un écart se traite comme une recommandation : il est affecté, reçoit une échéance et des commentaires, puis est validé et clos avec les preuves courantes. Avec Entreprise, les équipes, applications et centres de coûts sont reliés à leurs responsables technique et financier, qui reçoivent les écarts qui les concernent par la cloche, l’e-mail ou Slack et Teams.

Onglet Écarts : écarts exemptés, non conformes ou non évaluables, avec leur affectation et leur échéance.

Onglet Écarts : écarts exemptés, non conformes ou non évaluables, avec leur affectation et leur échéance.
Onglet Écarts : écarts exemptés, non conformes ou non évaluables, avec leur affectation et leur échéance.

Une exemption (Entreprise) demande une justification et une date de fin. Elle n’est pas une conformité : elle reste visible, peut être révoquée, et l’évaluation normale reprend à sa fin.

Méthode

Conformité = conformes ÷ (conformes + non conformes) ; couverture = contrôles évaluables ÷ contrôles non exemptés. Les contrôles non évaluables et exemptés restent visibles, et un dénominateur absent donne un tiret plutôt qu’un pourcentage trompeur. Une donnée manquante n’est jamais une preuve de conformité : des tags absents de la collecte ne prouvent pas que les ressources ne sont pas taguées.

Exemple

Dans l’organisation fictive NovaRetail Cloud, six politiques sont évaluées chaque mois. En octobre 2026, les coûts non alloués représentent 8 %, au-dessus du seuil de 5 % : l’écart est exempté jusqu’au 30 novembre, le temps d’attribuer les bacs à sable. Une recommandation de plus de 200 € n’a pas de responsable : l’écart est affecté, avec une échéance au 27 novembre. Les tags obligatoires sont « non évaluables » : la collecte ne les lit pas pour tous les fournisseurs, et l’outil ne conclut pas à leur absence.

Limites

  • Les politiques sont celles proposées : il n’y a pas de règle libre écrite par l’utilisateur.
  • Une évaluation ne crée ni ticket Jira, GitHub ou GitLab, ni action dans le cloud ; les liens vers ces outils suivent leurs propres autorisations.
  • La conformité et la couverture affichées sont des indicateurs internes, pas une certification.

Questions fréquentes

  • La gouvernance peut-elle bloquer une dépense ? Non. Elle lit et signale ; les décisions et les actions restent les vôtres.
  • Que faire d’un écart légitime ? Avec Entreprise, l’exempter avec une justification et une date de fin ; sinon, le traiter et le clore.
  • Qui reçoit les écarts ? Le responsable de la politique, les responsables déclarés de l’entité concernée et les membres choisis, selon leurs droits actuels et leurs réglages de notification.

Dans la console : Gouvernance FinOps, connexion requise. Le guide de la console détaille la création des politiques, les responsabilités et le traitement des écarts.

Maturité FinOps

La maturité FinOps est une auto-évaluation de vos pratiques, domaine par domaine : où en êtes-vous de la visibilité des coûts, de leur allocation, des budgets, de l’optimisation ? Elle met côte à côte ce que vous déclarez et ce que l’outil mesure dans vos données, puis propose un plan d’amélioration.

Maturité FinOps : résultat d'ensemble, couverture des réponses, indice de preuve et résultats par domaine de l'évaluation d'octobre.

Maturité FinOps : résultat d'ensemble, couverture des réponses, indice de preuve et résultats par domaine de l'évaluation d'octobre.
Maturité FinOps : résultat d'ensemble, couverture des réponses, indice de preuve et résultats par domaine de l'évaluation d'octobre.

Formules : toutes ont le diagnostic, le questionnaire et son score ; Pro et Entreprise ajoutent les preuves, le plan d’amélioration, le rapport et la comparaison entre évaluations. Le module est désactivé par défaut : le propriétaire ou un administrateur l’active, sans changement de formule ni de prix.

Le questionnaire

Le questionnaire s’inspire du FinOps Framework de la FinOps Foundation (édition 2026, licence CC BY 4.0). Il compte dix domaines de trois questions : visibilité et reporting, allocation, budgets et prévisions, anomalies, optimisation, gouvernance, collaboration, suivi des économies, indicateurs métier et amélioration continue. Chaque question propose quatre niveaux décrits — pratique absente, puis pratiques inspirées de Crawl, de Walk et de Run — ainsi que « Je ne sais pas » et, pour quatre questions, « Non applicable » avec un motif.

Indicateurs mesurés

Sept mesures sont lues dans vos données à côté des réponses : part des coûts alloués, couverture des budgets, recommandations affectées, anomalies critiques examinées, économies vérifiées, couverture des indicateurs métier et suivi des politiques. Une mesure sans donnée est « indisponible », jamais zéro ; une fonction absente de la formule la rend « non applicable ». Une mesure inférieure à la réponse est signalée comme un écart, sans remplacer la réponse.

Onglet Domaines : réponses déclarées, mesures automatiques et preuves par question.

Onglet Domaines : réponses déclarées, mesures automatiques et preuves par question.
Onglet Domaines : réponses déclarées, mesures automatiques et preuves par question.

Le score interne et les niveaux

Score d’un domaine = somme(poids × niveau) ÷ (3 × poids répondu). Une question socle pèse 3, une pratique 2, une extension 1 ; « Non applicable » sort du calcul, « Je ne sais pas » ne vaut jamais zéro mais baisse la couverture. Un domaine n’est noté qu’à partir des deux tiers de son poids répondu. Le score se lit en appréciations internes : inspiré de Crawl à partir de 1/6, de Walk à partir de 1/2, de Run à partir de 5/6. La couverture et l’indice de preuve accompagnent toujours le score.

Exemple de calcul : un domaine de trois questions pesant 3, 2 et 2, répondues aux niveaux 3, 2 et 1, obtient (3 × 3 + 2 × 2 + 2 × 1) ÷ (3 × 7) = 15 ÷ 21, soit 71,4 % : une pratique inspirée de Walk.

Plan d’amélioration et rapport

Avec Pro et Entreprise, chaque lacune — un niveau inférieur à Walk, une pratique inconnue, une mesure inférieure à la réponse — propose une action : son constat, le résultat attendu, une priorité, un effort estimé et le module FinOps concerné. Les actions s’affectent et se suivent comme des recommandations. Une évaluation publiée est figée avec sa méthode ; elle s’exporte en rapport, en PDF et en CSV, et se compare en points à une autre évaluation de même méthode.

Onglet Plan d'amélioration : actions issues de l'évaluation, priorité, responsable et échéance.

Onglet Plan d'amélioration : actions issues de l'évaluation, priorité, responsable et échéance.
Onglet Plan d'amélioration : actions issues de l'évaluation, priorité, responsable et échéance.

Exemple

L’organisation fictive NovaRetail Cloud a publié une évaluation en septembre puis en octobre 2026, avec le même questionnaire : les deux se comparent domaine par domaine. Une réponse « Je ne sais pas » baisse la couverture sans baisser le score. Le plan d’amélioration compte deux actions affectées, dont une en retard.

Limites

  • C’est une appréciation interne : ni certification, ni score officiel, ni évaluation publiée par la FinOps Foundation.
  • Les réponses sont déclaratives ; une preuve est un lien ou une note, aucun fichier n’est stocké.
  • Deux évaluations ne se comparent en points que si elles utilisent la même méthode et le même questionnaire.

Questions fréquentes

  • Le score est-il reconnu par la FinOps Foundation ? Non. Le questionnaire s’en inspire, mais le score est propre à Move2Cloud et sert à suivre vos progrès.
  • Que contient la formule Starter ? Le diagnostic : le questionnaire et son score. Les preuves, le plan d’amélioration et le rapport viennent avec Pro et Entreprise.
  • Les mesures automatiques contiennent-elles des montants ? Non : ce sont des parts et des couvertures, jamais des montants.

Dans la console : Maturité FinOps, connexion requise. Le guide de la console détaille la saisie, les preuves, la publication et le suivi des actions.

Showback

Le Showback montre à chaque équipe, application, produit ou centre de coûts ce que le cloud lui coûte, dans un relevé mensuel. Il rend les dépenses visibles à ceux qui les engagent, sans facturer : un relevé n’est ni une facture, ni une écriture comptable, ni une demande de paiement.

Showback d'octobre 2026 : allocation publiée, relevés du mois et couverture de la publication à 92 %.

Showback d'octobre 2026 : allocation publiée, relevés du mois et couverture de la publication à 92 %.
Showback d'octobre 2026 : allocation publiée, relevés du mois et couverture de la publication à 92 %.

Formules : le Showback vient avec Entreprise. Le module est désactivé par défaut : le propriétaire ou un administrateur l’active, sans changement de formule ni de prix.

Les relevés

Un relevé reprend, pour un mois civil (fuseau Europe/Paris), les coûts qu’une allocation publiée attribue au bénéficiaire : coûts directs et part des coûts partagés, budget associé, variation, anomalies, recommandations et économies vérifiées. Il cite la publication d’allocation et la version des règles utilisées, la base de coût de chaque fournisseur et la politique de conversion. Les totaux sont donnés par devise.

Panneau d'un relevé Showback : montants directs et partagés, version des règles, principaux services.

Panneau d'un relevé Showback : montants directs et partagés, version des règles, principaux services.
Panneau d'un relevé Showback : montants directs et partagés, version des règles, principaux services.

Périodes, relecture et publication

Une fois l’allocation du mois publiée, la console prépare un brouillon par bénéficiaire. Chaque relevé passe en relecture, est approuvé, puis publié ; un relevé avec réserves ne se publie qu’après leur acceptation explicite, et elles y restent écrites. Un relevé publié est figé : si l’allocation est corrigée ensuite, une nouvelle préparation crée une révision, et l’ancienne version reste consultable.

Onglet Relevés : un relevé par équipe, publié, approuvé, à relire ou en brouillon.

Onglet Relevés : un relevé par équipe, publié, approuvé, à relire ou en brouillon.
Onglet Relevés : un relevé par équipe, publié, approuvé, à relire ou en brouillon.

Rapprochement et exports

Chaque relevé se rapproche de sa source : « Voir les coûts sources » retrouve les résultats d’allocation d’origine, et la vue d’ensemble montre, par devise, la part couverte de la publication — coûts de la dimension, autres dimensions, non alloué et total éligible. Le non-alloué reste visible dans la vue d’ensemble et dans chaque relevé. Un relevé publié s’exporte en rapport, en PDF et en CSV, et se diffuse aux responsables financier et technique de l’entité par un résumé et un lien qui demande une connexion, sans montant dans le message.

Exemple

Dans l’organisation fictive NovaRetail Cloud, l’allocation d’octobre 2026 publiée par équipe donne quatre relevés : E-commerce (14 662,74 €, publié), Data & IA (approuvé), Back-office (en relecture) et Plateforme (brouillon). Les quatre équipes totalisent 38 640,20 € ; avec les 3 359,80 € non alloués, on retrouve les 42 000 € de coûts éligibles du mois.

Limites

  • Un relevé n’est pas une facture : il ne crée ni écriture comptable, ni prélèvement, ni refacturation (chargeback).
  • Une devise non établie reste par compte cloud, non allouée, et n’apparaît pas dans les relevés des bénéficiaires.
  • Un relevé dépend d’une allocation publiée ; une source qui n’est pas entièrement répartie bloque le relevé.

Questions fréquentes

  • Peut-on envoyer un relevé à une équipe ? Oui : les règles de diffusion désignent les destinataires, qui reçoivent un résumé et un lien vers le relevé, une fois par version.
  • Que devient un relevé publié si l’allocation change ? Il reste tel quel ; une révision le remplace à sa publication et l’ancienne version reste dans l’historique.
  • Les montants en dollars sont-ils convertis ? Les coûts d’OVHcloud, de Scaleway et de Scalingo sont en euros ; un montant indiqué en dollars est converti au taux de la Banque centrale européenne, selon la politique de conversion citée dans le relevé.

Dans la console : Showback, connexion requise. Le guide de la console détaille la préparation, la relecture, la publication et les règles de diffusion.